Thématique · Création SAS 9 min de lecture MAJ 11 mai 2026 Obligations DGFiP 2026

Créer une SAS en 2026 :
tout prévoir pour la facturation électronique dès le premier jour

Vous créez une SAS en 2026 ? La réforme de la facturation électronique s’applique à votre entreprise dès l’immatriculation. Réception obligatoire dès septembre 2026, émission obligatoire dès septembre 2027 pour les PME et TPE : anticiper le choix de votre plateforme agréée dès la création évite les coûts de migration et sécurise votre conformité fiscale de jour un.

CFE
La rédaction CFE · spécialistes facturation électronique 2026
Sources : DGFiP, Légifrance, INPI, Service-public.fr, FNFE-MPE
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146 PAagréées DGFiP au 04/2026
Sept. 2026réception obligatoire toutes tailles
Sept. 2027émission obligatoire PME/TPE
0 €coût d’entrée sur certaines PA
→ 4 angles pour réussir votre SAS et votre conformité facturation

Par où commencer ?

Obligations d’une SAS en matière de facturation électronique

Une SAS (Société par Actions Simplifiée) est, par définition, assujettie à la TVA dès son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Cela la place immédiatement dans le périmètre de la réforme de la facturation électronique imposée par la loi de finances 2024 et précisée par les ordonnances DGFiP de 2025. Contrairement à une idée reçue, le fait d’être une jeune entreprise ou une start-up ne confère aucune dérogation : les obligations s’appliquent à la date de création, pas à la date d’un premier exercice fiscal complet.

La réforme distingue deux flux : la facturation électronique (e-invoicing), qui concerne les transactions entre entreprises assujetties à la TVA établies en France (B2B domestique), et le e-reporting, qui concerne les données de transactions avec des particuliers (B2C) ou des entreprises étrangères. Les deux flux transitent par une Plateforme Agréée (PA) immatriculée par la DGFiP. Pour en savoir plus sur l’ensemble du dispositif, notre guide complet de la facturation électronique 2026 détaille chaque obligation selon la taille et le statut de l’entreprise.

Ce que cela signifie concrètement pour votre SAS : dès septembre 2026, vous devez être en mesure de recevoir des factures électroniques de vos fournisseurs. Si vous créez votre SAS aujourd’hui, vous avez quelques mois pour vous équiper. L’obligation d’émission vous concernera, en tant que PME ou TPE, dès septembre 2027.

Les deux types de flux à maîtriser

Pour une SAS en création, il est essentiel de distinguer dès le départ les deux types de flux réglementaires :

  • E-invoicing (B2B France) : vos factures émises et reçues auprès d’autres entreprises françaises assujetties à la TVA doivent transiter par une PA dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII). L’archivage probant à 10 ans est obligatoire.
  • E-reporting (B2C et international) : vos ventes aux particuliers et à l’étranger ne génèrent pas de factures électroniques au sens de la réforme, mais les données (montant, TVA, date) doivent être transmises périodiquement à la DGFiP via votre PA.

Une SAS dont l’activité mêle B2B et B2C devra donc configurer sa PA pour gérer les deux flux dès son démarrage. Mieux vaut choisir une plateforme qui gère nativement cet aspect dès le premier euro de chiffre d’affaires.

Les entreprises nouvellement créées sont soumises aux mêmes obligations que les entreprises existantes en matière de facturation électronique. Aucune dérogation liée à l’ancienneté de l’entreprise n’est prévue par les textes réglementaires.

Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) — FAQ facturation électronique, mise à jour 2025

Création SAS et facturation électronique : ce qu’il faut prévoir

La création d’une SAS passe par plusieurs étapes administratives : rédaction des statuts, dépôt du capital social, publication d’une annonce légale, dépôt du dossier au guichet unique de l’INPI et immatriculation au RCS. La facturation électronique n’apparaît dans aucune de ces étapes formelles — et c’est justement pour cette raison que la plupart des fondateurs passent à côté de la préparation nécessaire.

Voici les points à intégrer dès la phase de création :

Dans les statuts

Les statuts d’une SAS n’ont pas à mentionner le nom d’une PA spécifique. En revanche, deux éléments méritent attention :

  • L’objet social doit couvrir toutes les activités qui génèrent des factures. Un objet trop restrictif peut créer des frictions comptables si vous facturez des prestations annexes non prévues.
  • Les pouvoirs du président incluent généralement la signature des documents engageant la société. Si vous utilisez une signature électronique qualifiée pour les factures à enjeu juridique élevé (marchés publics, contrats-cadres), assurez-vous que les délégations de signature sont cohérentes avec votre organisation.

Dans les procédures internes

Dès la création de votre entreprise, définissez par écrit (règlement intérieur, mémo de gouvernance) :

  • Qui a accès à la PA et avec quels droits (émission, validation, archivage)
  • Quel délai de validation interne avant émission d’une facture
  • Comment sont gérés les statuts de réception (acceptée, refusée, mise en paiement)
  • Où sont stockées les factures archivées (la PA s’en charge, mais vérifiez la durée contractuelle)
À retenir : choisir votre PA avant d’émettre votre première facture vous évite la migration douloureuse de l’historique. Une SAS qui commence sur Tiime ou Pennylane dès le jour 1 n’aura jamais à exporter et réimporter des factures PDF dans un nouveau système. C’est un gain de temps et de conformité non négligeable.

Calendrier des échéances pour une SAS créée en 2026

Le calendrier de la réforme a été revu en 2024. Pour une SAS immatriculée en 2026, voici les dates clés à intégrer dans votre plan d’action :

MaintenantChoisir sa PA Sept. 2026Réception obligatoire Sept. 2027Émission obligatoire (PME/TPE) 10 ansArchivage probant obligatoire

La réception obligatoire de factures électroniques s’applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA dès le 1er septembre 2026, sans distinction de taille. Une SAS créée en juin 2026 a donc moins de trois mois pour s’équiper d’une PA opérationnelle avant cette échéance.

L’émission obligatoire est échelonnée selon la taille de l’entreprise. Les grandes entreprises et ETI sont concernées dès septembre 2026. Les PME et TPE (dont la plupart des SAS en création) le seront à partir de septembre 2027. Cela dit, anticiper l’émission dès la création reste la meilleure stratégie : vos clients grands comptes peuvent exiger des factures électroniques bien avant l’échéance légale.

Attention : « PME » au sens de la réforme fiscale correspond aux entreprises de moins de 250 salariés et moins de 50 M€ de chiffre d’affaires. Une SAS en création est présumée TPE par défaut. Si votre SAS est une filiale d’un groupe qui dépasse ces seuils, la classification de votre entreprise peut être différente. Vérifiez avec votre expert-comptable avant l’ouverture de vos droits.

Quelle plateforme agréée pour une SAS en création ?

En 2026, 146 plateformes agréées sont immatriculées par la DGFiP. Pour une SAS nouvellement créée, les critères de sélection diffèrent légèrement de ceux d’une entreprise en cours de migration. Trois axes prioritaires :

1. L’intégration avec votre expert-comptable

La grande majorité des SAS en création travaillent avec un expert-comptable, au moins la première année. Choisir une PA que votre expert-comptable utilise déjà ou recommande réduit le coût d’onboarding et facilite le bilan de fin d’exercice. Pennylane est la référence sur ce point : la plateforme est conçue pour la collaboration entre l’entreprise et son cabinet comptable, avec un accès dédié pour le comptable sans frais supplémentaires.

2. Le coût à volume faible

Une SAS en démarrage émet souvent peu de factures les premiers mois. Choisir une PA qui ne facture pas à la facture ou qui propose un forfait gratuit jusqu’à un certain volume protège votre trésorerie naissante. Tiime propose une offre gratuite complète pour les petits volumes, avec l’e-reporting inclus.

3. La scalabilité

Votre SAS va (en principe) croître. La PA que vous choisissez aujourd’hui doit pouvoir accompagner cette croissance sans vous forcer à migrer dans 18 mois. Vérifiez que la plateforme gère plusieurs utilisateurs, plusieurs projets, les devis, les avoirs, les relances et les intégrations ERP. Sellsy est particulièrement adapté aux SAS avec une équipe commerciale, grâce à son module CRM intégré.

SAS solo / freelance1-2 personnes

Tiime ou Indy : offre gratuite, interface simple, e-reporting automatique. Idéal pour démarrer sans engagement financier.

SAS avec expert-comptableCabinet intégré

Pennylane : accès collaboratif, rapprochement bancaire, clôture mensuelle facilitée. Standard de facto pour les SAS accompagnées par un cabinet.

SAS commercialeCRM + facturation

Sellsy : devis, commandes, factures, relances, CRM dans un seul outil. Évite les exports/imports entre outils séparés dès le premier client.

SAS multi-associés / scale-upMulti-utilisateurs

Axonaut ou Sage : workflows de validation multi-niveaux, gestion de projets, facturation récurrente, accès par rôle (commercial, comptable, dirigeant).

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Intégrer la facturation électronique dans votre stack dès J+1

L’un des avantages d’une SAS nouvellement créée est de pouvoir construire son stack technologique sans contraintes héritées. Vous n’avez pas de vieux PDF à migrer, pas de base clients dans un logiciel déprécié, pas d’habitudes à changer. En partant de zéro, voici comment construire une architecture cohérente.

Connecter votre banque pro à votre PA

Les banques pro comme Qonto, Shine ou Revolut Business proposent des API de connexion directe avec les principales PA. En connectant votre compte professionnel à votre PA dès l’ouverture du compte, vous automatisez le rapprochement bancaire : chaque paiement reçu est automatiquement associé à la facture correspondante. Cela simplifie considérablement la comptabilité mensuelle et réduit les erreurs de lettrage en fin d’exercice.

Définir votre workflow de validation

Dans une SAS avec plusieurs associés, définissez rapidement qui peut émettre une facture et qui doit la valider. La plupart des PA permettent de configurer des rôles et permissions : un commercial peut créer un devis, un responsable financier le convertit en facture, le président valide avant envoi. Ce workflow, mis en place dès le premier jour, évite les litiges internes sur les engagements contractuels.

Préparer l’archivage probant

L’archivage des factures électroniques est obligatoire pendant 10 ans avec valeur probante. Votre PA s’en charge automatiquement si vous choisissez une solution incluant ce service (toutes les PA immatriculées y sont tenues). Vérifiez toutefois la durée contractuelle de rétention dans les CGU : certaines offres gratuites limitent l’accès à l’historique après résiliation. Si vous résiliez votre abonnement dans 3 ans, vos factures de 2026 doivent rester accessibles jusqu’en 2036. Notre guide complet sur la facturation électronique détaille les exigences d’archivage probant et comment les vérifier avant de signer un contrat PA.

Bon réflexe : avant de signer avec une PA, demandez explicitement par écrit : (1) quelle est la durée de rétention des données après résiliation ? (2) les factures archivées sont-elles exportables dans un format ouvert (XML, PDF) ? (3) qui est responsable de l’archivage probant contractuellement ? Ces trois questions distinguent les PA sérieuses des offres basiques.

Erreurs fréquentes des SAS nouvellement créées

L’analyse de plusieurs centaines de SAS créées entre 2024 et 2025 révèle des erreurs récurrentes en matière de facturation électronique. Les voici, avec leur correctif.

  • Erreur 1 — Commencer avec des factures PDF classiques : émettre des PDF non structurés en 2026 puis migrer vers une PA 12 mois plus tard coûte en moyenne 3 à 5 jours de travail de numérisation et de re-saisie. Solution : partir directement sur une PA agréée, même gratuite.
  • Erreur 2 — Confondre PA et logiciel de facturation classique : un outil comme Facture.net ou Zervant n’est pas une PA. Il ne transmet pas à l’annuaire DGFiP, ne gère pas le cycle de vie des factures (statuts réglementaires) et ne fait pas d’e-reporting. Vérifiez que la solution choisie figure bien sur la liste officielle des PA immatriculées DGFiP.
  • Erreur 3 — Ne pas configurer l’e-reporting B2C : une SAS qui vend aussi à des particuliers (formation, conseil, e-commerce) doit configurer l’e-reporting dès le premier jour. L’oubli se transforme en régularisation fiscale à risque lors du premier contrôle.
  • Erreur 4 — Choisir une PA non compatible avec son expert-comptable : changer de PA 6 mois après la création parce que l’expert-comptable ne supporte pas le format d’export est une source de friction et de coûts évitables.
  • Erreur 5 — Ne pas vérifier les conditions d’archivage après résiliation : comme mentionné ci-dessus, les obligations d’archivage courent 10 ans après émission. Un outil qui supprime vos données à la résiliation vous expose à une violation des obligations fiscales.
Point de vigilance : la mention « compatible facturation électronique » dans le marketing d’un logiciel ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’une PA immatriculée. Seule la liste publiée par la DGFiP fait foi. Consultez-la avant tout engagement contractuel.

Top 3 des plateformes agréées pour une SAS en 2026

Sur les 146 PA immatriculées au 4 avril 2026, trois se distinguent particulièrement pour les SAS en création, selon notre méthodologie CFE-Score combinant fonctionnalités, tarifs, support et adoption marché.

Ces trois plateformes couvrent les principaux profils de SAS en création. Pour comparer l’ensemble des 146 PA agréées selon votre profil spécifique (secteur, volume, stack, budget), utilisez notre comparateur interactif ou consultez notre classement des top 10 PA 2026.

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FAQ : SAS et facturation électronique en 2026

Une SAS créée en 2026 est-elle obligée d’utiliser la facturation électronique ?

Oui. Toute SAS assujettie à la TVA doit être en mesure de recevoir des factures électroniques dès septembre 2026, quelle que soit sa date de création. L’obligation d’émission s’applique aux PME et TPE à partir de septembre 2027. Anticiper dès la création simplifie considérablement la transition et vous évite une double migration (PDF → PA) dans les mois suivant votre démarrage.

Quelle plateforme agréée choisir pour une SAS nouvellement créée ?

Pour une SAS en démarrage, Pennylane, Tiime ou Sellsy sont les choix les plus adaptés. Pennylane excelle pour la comptabilité collaborative avec un expert-comptable. Tiime propose une offre gratuite idéale pour les faibles volumes. Sellsy convient dès que la SAS a une activité commerciale structurée avec plusieurs clients et une équipe de vente.

La facturation électronique est-elle obligatoire entre une SAS et ses clients particuliers (B2C) ?

Non. La réforme concerne uniquement les transactions B2B entre entreprises assujetties à la TVA établies en France. Les ventes aux particuliers (B2C) font l’objet d’un e-reporting de données (montants, TVA, date) transmis périodiquement à la DGFiP via votre PA, mais pas de facturation électronique au sens strict de la réforme.

Peut-on inscrire les coûts d’une PA dans les statuts ou le pacte d’actionnaires de la SAS ?

Les statuts de la SAS n’ont pas à mentionner le choix d’une PA spécifique. En revanche, il est conseillé de prévoir dans les procédures internes (règlement intérieur, délégations de signature) les responsabilités liées à la facturation électronique : qui valide les factures, qui a accès à la PA, comment est géré l’archivage probant. Ces éléments sont utiles en cas de contrôle fiscal ou de litige entre associés.

Comment intégrer la facturation électronique dès la rédaction des statuts de la SAS ?

Les statuts n’imposent pas de mention spécifique sur la facturation électronique. En revanche, vérifiez que l’objet social couvre toutes les activités facturées et que les pouvoirs du président mentionnent la signature des engagements numériques. Lors de la rédaction, pensez à préciser les délégations pour la signature électronique qualifiée, car celle-ci peut être utilisée pour les factures à enjeu juridique élevé (marchés publics, contrats-cadres).

Quels sont les formats de factures électroniques acceptés par une SAS en 2026 ?

Les formats réglementaires acceptés sont Factur-X (PDF hybride avec données XML structurées), UBL 2.1 et UN/CEFACT CII. Factur-X est le format le plus répandu en France pour les TPE et PME car il combine un PDF lisible et des données structurées. Votre PA gère automatiquement la conversion entre formats selon les exigences de vos clients et fournisseurs — vous n’avez pas à vous en préoccuper techniquement.

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