Existe-t-il une plateforme publique gratuite
pour la facturation électronique ?
Non : depuis le recentrage du portail public de facturation, l’État ne propose plus d’outil gratuit pour émettre ou recevoir vos factures. Le passage par une Plateforme Agréée est obligatoire — mais plusieurs d’entre elles proposent une offre gratuite. Voici ce qui existe vraiment en 2026, et comment rester conforme sans budget.
Où se cache la gratuité en 2026 ?
La réponse courte : non, l’État ne propose plus d’outil gratuit pour facturer

Au lancement de la réforme, le projet prévoyait un portail public gratuit sur lequel chaque entreprise aurait pu émettre et recevoir ses factures sans rien payer. Ce scénario n’existe plus. Le PPF (Portail Public de Facturation) a été recentré par la DGFiP sur deux missions d’infrastructure : l’annuaire central des entreprises destinataires et la concentration des données d’e-reporting. Il ne propose plus de portail gratuit d’émission.
Conséquence directe : pour émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques conformes, le passage par une Plateforme Agréée (PA, anciennement appelée PDP) est obligatoire. Ces plateformes sont des opérateurs immatriculés par l’administration fiscale : la liste officielle publiée par la DGFiP recense 166 plateformes en immatriculation provisoire au 13 août 2026 — aucun agrément définitif n’a encore été délivré à ce stade.
Ce que fait encore le portail public de facturation
Le portail public, opéré par l’AIFE (Agence pour l’Informatique Financière de l’État), joue aujourd’hui un rôle d’infrastructure invisible. Premier rôle : l’annuaire central. Chaque entreprise assujettie y est référencée avec la plateforme agréée qui reçoit ses factures, ce qui permet à n’importe quel émetteur de savoir où adresser un document. Second rôle : la concentration de l’e-reporting, c’est-à-dire la collecte des données de transaction et de paiement que les plateformes agréées transmettent à l’administration fiscale.
Ce que le portail public ne fait pas — et ne fera pas — est tout aussi important : pas d’interface de saisie de facture, pas de réception directe pour votre entreprise, pas d’archivage à votre nom, pas de support utilisateur. La « plateforme publique gratuite » que beaucoup d’indépendants espèrent trouver n’a donc pas d’existence opérationnelle en 2026.
Le portail public de facturation ne propose pas de service gratuit d’émission : les entreprises passent par une plateforme agréée pour émettre, transmettre et recevoir leurs factures électroniques.
DGFiP — dossier facturation électronique, impots.gouv.fr
Pour comprendre comment l’écosystème s’articule — portail public, plateformes agréées, formats structurés, annuaire —, notre guide complet de la facturation électronique 2026 retrace l’historique du projet et détaille le circuit exact que suivra chacune de vos factures.
Les vraies offres gratuites : les plateformes agréées freemium
La gratuité n’a pas disparu de la réforme — elle a changé de camp. Plusieurs plateformes agréées proposent une formule gratuite pensée pour les micro-entreprises, les indépendants et les petites TPE. C’est le cas de Tiime, dont la formule de facturation de base est gratuite, d’Abby, positionnée sur les auto-entrepreneurs avec une offre freemium, ou encore de Shine, qui intègre un module de facturation à son compte professionnel en ligne.
Avant de vous engager, croisez les points forts et les limites de chaque solution : lisez notre test complet de Tiime et notre avis détaillé sur Abby. Et pour un tour d’horizon exhaustif des offres sans abonnement — y compris Indy et les autres acteurs du gratuit —, notre analyse plateforme agréée gratuite : les vraies offres 2026 compare ce que chaque formule inclut réellement.
Gratuit public, gratuit privé : ce qui change vraiment

Le gratuit privé n’est pas un lot de consolation. Sur le périmètre couvert, une plateforme agréée gratuite fait plus que ce que le portail public prévoyait d’offrir : interface de création moderne, envoi et réception au format Factur-X, transmission automatique de l’e-reporting, et souvent des fonctions annexes (devis, suivi des paiements, application mobile) que le projet public n’a jamais promises.
Émission et réception gratuites pour tous, saisie manuelle, service minimal sans support dédié. Ce périmètre a été recentré : il ne verra pas le jour.
Formules 0 € opérationnelles dès aujourd’hui : émission, réception, e-reporting automatique et interface complète pour petits volumes.
Volume de documents, nombre d’utilisateurs, options d’archivage étendu ou d’automatisation : chaque éditeur place la frontière du payant différemment.
Relances automatiques, rapprochement bancaire, multi-entités : dès que le temps gagné dépasse le coût de l’abonnement, la formule payante s’impose.
La bonne question n’est donc plus « public ou privé ? » mais « quelle plateforme agréée correspond à mon volume et à mes outils ? ». Un indépendant qui émet quelques factures par mois n’a objectivement aucune raison de payer ; une PME outillée d’un logiciel comptable arbitrera plutôt sur les intégrations que sur le prix d’entrée.
Comment choisir une plateforme agréée gratuite fiable
Toutes les offres « gratuites » ne se valent pas, et certaines n’ont même pas le droit d’exister dans le circuit de la réforme. Cinq vérifications s’imposent avant de créer un compte :
- L’immatriculation DGFiP : le nom exact de l’opérateur doit figurer sur la liste officielle publiée sur impots.gouv.fr. Notre vérificateur de plateforme agréée interroge cette liste en quelques secondes à partir du nom ou du SIREN.
- Le périmètre exact de la gratuité : émission, réception, e-reporting et archivage doivent être couverts. Une offre gratuite qui exclut la réception ne répond pas à l’obligation de septembre 2026.
- Le modèle économique : un éditeur gratuit se finance ailleurs — offres premium, compte professionnel, services comptables. Comprendre ce financement vous dit si la formule gratuite est durable.
- La protection des données : vos factures contiennent des données clients sensibles. Notre guide conformité RGPD et facturation électronique liste les questions à poser sur l’hébergement et la sous-traitance.
- La réversibilité : export de vos factures et de vos données à tout moment, dans un format réutilisable. C’est votre garantie de pouvoir changer d’outil sans perte.
Le critère métier compte aussi. Un coach indépendant qui crée son entreprise n’a pas les mêmes besoins qu’un loueur en meublé non professionnel : fréquence de facturation, clients particuliers ou professionnels, obligations déclaratives — chaque profil oriente vers des plateformes différentes.
Les pièges du gratuit et les sanctions à connaître
Le premier piège est de confondre « outil de facturation gratuit » et « plateforme agréée gratuite ». Un modèle de facture sur tableur, un générateur de PDF en ligne ou un logiciel de devis non immatriculé ne permettent pas de transmettre des factures dans le circuit officiel. Or l’article 1737 du CGI prévoit une amende de 50 € par facture non conforme, plafonnée à 15 000 € par an et par entreprise. Côté e-reporting, chaque transmission manquante coûte 500 €, avec un plafond annuel de 15 000 €.
Pour mesurer ce que représenterait votre exposition selon votre volume de factures, notre calculateur de sanctions fait la simulation en quelques clics.
Le second piège tient aux limites d’usage : certaines formules gratuites plafonnent le nombre de documents ou réservent des fonctions clés (relances, multi-utilisateurs, exports comptables) aux abonnements payants. Rien d’illégitime, mais mieux vaut le savoir avant la migration de vos données que le mois où votre activité décolle. Lisez la grille tarifaire complète, pas seulement la ligne « 0 € ».
Récapitulatif : vos options gratuites en 2026
Il n’existe pas de plateforme publique gratuite pour facturer : le portail public est une infrastructure d’annuaire et d’e-reporting, pas un outil pour les entreprises. La voie gratuite et conforme passe par les plateformes agréées freemium — à condition de vérifier l’immatriculation, le périmètre de la gratuité et la réversibilité. Pour situer cette question dans l’ensemble de la réforme, notre guide de la facturation électronique 2026 reste le point de départ le plus complet.
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Lancer le diagnostic →FAQ : plateforme publique gratuite et facturation électronique
Existe-t-il une plateforme publique gratuite pour la facturation électronique ?
Non. Le portail public de facturation (PPF) ne propose plus de portail gratuit d’émission : il est recentré sur l’annuaire central et la concentration de l’e-reporting. Pour émettre et recevoir des factures électroniques, le passage par une plateforme agréée est obligatoire. Plusieurs d’entre elles proposent en revanche une formule gratuite.
À quoi sert encore le portail public de facturation (PPF) ?
Le PPF assure deux missions d’infrastructure : l’annuaire central qui référence les entreprises et leur plateforme de réception, et la concentration des données d’e-reporting transmises à la DGFiP. Il n’offre aucune interface gratuite de création, d’envoi ou de réception de factures pour les entreprises.
Peut-on facturer gratuitement tout en restant conforme en 2026 ?
Oui. Plusieurs plateformes agréées proposent une formule gratuite, comme Tiime ou Abby. Vérifiez le périmètre exact de la gratuité : émission, réception, e-reporting et archivage doivent être couverts pour répondre aux obligations.
Comment vérifier qu’une plateforme gratuite est bien agréée ?
Consultez la liste officielle publiée par la DGFiP sur impots.gouv.fr : 166 plateformes sont immatriculées provisoirement au 13 août 2026, sans aucun agrément définitif délivré à ce jour. Notre vérificateur en ligne interroge cette liste à partir du nom ou du SIREN.
Quelles sanctions si je n’utilise pas de plateforme agréée ?
L’article 1737 du CGI prévoit 50 € par facture non conforme, plafonnés à 15 000 € par an et par entreprise. Un manquement à l’e-reporting est sanctionné de 500 € par transmission manquante, avec un plafond de 15 000 € par an.
À partir de quand faut-il être équipé ?
Le 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques, et les grandes entreprises comme les ETI devront en émettre. L’obligation d’émission s’étend aux PME, TPE et micro-entreprises le 1er septembre 2027.
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