Pas prêt pour le 1er septembre 2026 :
que faire maintenant ?
Respirez : pour les TPE, PME et micro-entreprises, l’obligation du 1er septembre 2026 se limite à pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Choisir cette plateforme et s’y inscrire prend moins d’une journée, et une offre gratuite suffit pour commencer. L’émission ne devient obligatoire qu’au 1er septembre 2027 pour ces entreprises.
Votre plan d’action de dernière ligne droite
Ne pas être prêt à En vigueur ne fait pas de vous une exception : l’essentiel de la conformité peut encore se mettre en place cette semaine. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée ; seules les grandes entreprises et les ETI doivent aussi émettre à cette date. Pour les TPE, PME et micro-entreprises, l’émission attendra le 1er septembre 2027. Le guide complet de la facturation électronique 2026 détaille toute la réforme ; cette page se concentre sur ce qu’il faut faire maintenant, dans l’ordre.
Étape 1 : choisissez une plateforme agréée aujourd’hui
Par où commencer quand tout le monde vous dit que c’est urgent ? Par la seule décision réellement bloquante : désigner votre plateforme. 166 plateformes agréées disposent d’une immatriculation provisoire délivrée par la DGFiP, et c’est cette immatriculation que l’administration qualifie d’agrément. Inutile de comparer les 166 : notre quiz diagnostic confronte votre profil, votre volume et vos outils à l’ensemble du marché en deux minutes.
Les 3 plateformes gratuites les plus solides pour démarrer aujourd’hui :
Le budget n’est pas un obstacle. Parmi les 166 plateformes, 9 proposent une offre gratuite, dont Tiime, Indy et Abby : pour couvrir l’obligation de réception de septembre 2026, une inscription gratuite suffit. Ce choix n’est pas irréversible : vous pouvez changer de plateforme à tout moment via l’annuaire central. La pire option n’est pas de mal choisir, c’est de ne rien désigner du tout.
Étape 2 : vérifiez votre inscription dans l’annuaire central
À quoi sert cet annuaire dont tout le monde parle ? C’est le mécanisme qui permet à une facture d’être routée vers la bonne plateforme : chaque entreprise y figure avec son SIREN et son adresse de réception. Sans identité correctement déclarée, une facture entrante pourrait ne jamais vous parvenir, et c’est précisément ce qui se joue le 1er septembre. Notre guide sur l’annuaire de la facturation électronique explique son rôle et la marche à suivre pour contrôler votre référencement.
Deux vérifications s’imposent avant la fin du mois. Contrôlez d’abord que votre SIREN figure dans l’annuaire avec une adresse de réception correcte, via votre plateforme ou impots.gouv.fr. Vérifiez ensuite que votre logiciel de facturation actuel est bien agréé : notre vérificateur de plateforme agréée confirme en quelques secondes le statut de votre fournisseur parmi les 166 immatriculés.
Étape 3 : réglez votre cas particulier
Les retardataires butent souvent sur la même poignée de situations. Vérifiez si l’une d’elles vous concerne :
- Votre logiciel de facturation n’est pas agréé. Un opérateur de dématérialisation peut créer vos factures, mais il doit passer par une plateforme agréée pour les transmettre. Notre article votre logiciel n’est pas agréé : que faire détaille les solutions.
- Vous êtes auto-entrepreneur en franchise de TVA. Vous êtes assujetti à la TVA même sans la collecter, donc concerné par la réception dès septembre 2026. Le point complet : auto-entrepreneur sans TVA, êtes-vous concerné ?
- Votre expert-comptable vous impose un outil. Vous restez libre de votre choix de plateforme, mais l’alignement avec le cabinet a de vrais avantages. Notre analyse : êtes-vous obligé de suivre votre expert-comptable ?
- Vous vendez surtout à des particuliers. Vos ventes B2C ne passent pas par la facture électronique, mais leurs montants devront être déclarés via votre plateforme au titre du e-reporting, selon le même calendrier que l’émission.
Ce que vous risquez vraiment
Une amende tombera-t-elle dès le 2 septembre ? Non. La DGFiP a défini publiquement une doctrine de lancement fondée sur l’accompagnement : les entreprises non conformes seront d’abord contactées, un cadre de tolérance d’erreur est prévu, et les méthodes de facturation historiques restent valables en cas de problème technique avéré au démarrage.
Notre objectif, c’est l’adoption de la réforme, pas les sanctions et les amendes.
Amélie Verdier, directrice de la DGFiP
Les textes existent pourtant, et il faut les connaître. L’article 1737 du Code général des impôts prévoit 50 € par facture non conforme, dans la limite de 15 000 euros par an et par entreprise. Un manquement au e-reporting est sanctionné de 500 € par transmission manquante, dans la limite de 15 000 € par an. L’absence de plateforme désignée expose à 500 euros, puis 1 000 euros tous les trois mois tant que la situation persiste. Pour une TPE qui émet 30 factures par mois, le risque théorique côté factures atteint 5 400 euros par an. Notre calculateur de sanctions chiffre votre exposition en fonction de votre volume.
Le vrai risque immédiat n’est d’ailleurs pas l’amende, il est opérationnel : sans plateforme ni adresse dans l’annuaire, les factures électroniques de vos fournisseurs n’ont nulle part où arriver. La non-conformité sera aussi directement visible de l’administration via les flux transmis par les plateformes, et les contrôles montent en puissance par phases : accompagnement jusqu’à fin 2026, audits progressifs en 2027, application stricte à partir de septembre 2027. Détail complet : que risque une entreprise sans plateforme agréée et la promesse « pas de sanctions » de la DGFiP.
Le moyen le plus rapide de sortir du rouge reste d’activer une plateforme gratuite dès maintenant :
Par où commencer selon votre situation
Le bon point de départ dépend de votre taille. Quatre profils couvrent la quasi-totalité des cas :
Concernés dès septembre 2026 pour la réception, même en franchise de TVA. Plus de 25 plateformes ciblent les micro-entrepreneurs, les offres gratuites couvrent les petits volumes. Voir le guide auto-entrepreneur.
Réception en 2026, émission en 2027. Les prix d’entrée démarrent à 7 euros par mois, et réunir facturation et comptabilité évite la double saisie. Détails dans le guide TPE.
Plus de 80 plateformes ciblent les PME, le segment le mieux couvert. Le point décisif : la qualité du connecteur vers votre ERP ou logiciel comptable. Méthode dans le guide PME.
Vous devez émettre au format électronique dès le 1er septembre 2026. Un chantier d’intégration SI prend 3 à 6 mois : chaque semaine compte. Priorités et plan de bascule dans le guide ETI.
Trouvez votre plateforme agréée aujourd’hui
2 minutes pour identifier les 3 plateformes adaptées à votre activité et votre budget. La conformité de septembre peut être réglée avant ce soir.
Lancer le diagnostic →FAQ : pas prêt pour le 1er septembre 2026
Est-il trop tard pour se mettre en conformité avant le 1er septembre 2026 ?
Non. L’obligation immédiate pour les TPE, PME et micro-entreprises se limite à pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. S’inscrire sur une plateforme gratuite se fait en moins d’une journée, et vous pourrez changer de plateforme plus tard si besoin.
Vais-je être sanctionné dès le 1er septembre 2026 ?
La DGFiP a annoncé une doctrine de tolérance au lancement : sa directrice Amélie Verdier affirme que l’objectif est l’adoption de la réforme, pas les sanctions. Les entreprises non conformes seront d’abord contactées et bénéficieront d’un délai de mise en conformité avant toute amende.
Quel est le minimum vital à faire avant le 1er septembre 2026 ?
Deux actions : désigner une plateforme agréée parmi les 166 immatriculées par la DGFiP, puis vérifier que votre SIREN et votre adresse de réception figurent correctement dans l’annuaire central. Sans adresse valide, les factures de vos fournisseurs ne peuvent pas vous parvenir.
Une TPE doit-elle émettre des factures électroniques dès septembre 2026 ?
Non. L’obligation d’émission ne s’applique aux TPE, PME et micro-entreprises qu’au 1er septembre 2027. Dès le 1er septembre 2026, seules les grandes entreprises et les ETI doivent émettre au format électronique ; toutes les entreprises doivent en revanche pouvoir recevoir.
Combien coûte une mise en conformité de dernière minute ?
Parmi les 166 plateformes agréées, 9 proposent une offre gratuite, dont Tiime, Indy et Abby. Pour une solution payante, comptez de 7 à 35 euros par mois en moyenne pour une TPE. La réception obligatoire de septembre 2026 peut donc être couverte sans budget.
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