Facture électronique : êtes-vous concerné par la réforme 2026 ?
4,6 millions d’entreprises françaises vont devoir émettre et recevoir leurs factures par voie électronique dès septembre 2026. Auto-entrepreneurs, SCI, LMNP, associations, syndics : on passe en revue qui est concerné, à quelle date, et comment vérifier votre situation en 1 minute via le simulateur DGFiP.
Quel est votre profil ?
Qui est concerné par la facturation électronique ?

La réponse tient en une phrase : toute entreprise établie en France et assujettie à la TVA. Peu importe le statut juridique, le chiffre d’affaires ou le nombre de salariés. Le périmètre de la réforme de la facturation électronique 2026 englobe les sociétés commerciales, les professions libérales, les artisans, les associations à activité taxable et les auto-entrepreneurs — y compris ceux en franchise de base de TVA.
La Direction Générale des Finances Publiques estime que 4,6 millions d’entreprises devront adapter leurs processus de facturation. Une grande majorité sont des TPE et indépendants qui n’ont jamais utilisé de logiciel conforme. La DGFiP a publié un simulateur officiel sur impots.gouv.fr permettant à chaque entreprise de vérifier ses obligations spécifiques.
Le critère unique : être assujetti à la TVA
Le point de bascule, c’est l’assujettissement à la TVA, pas le régime fiscal ni la taille. Une micro-entreprise en franchise de base reste assujettie au sens technique du terme, simplement dispensée de la collecte. Elle entre donc pleinement dans le périmètre de la réforme. Une SCI exonérée de TVA (location nue d’habitation) reste à l’écart de l’obligation d’émission, mais doit pouvoir recevoir des factures électroniques de ses prestataires.
Cette distinction émission/réception structure tout le reste : la réception est universelle (toute entreprise B2B doit pouvoir recevoir une facture au format Factur-X, UBL ou CII), tandis que l’émission ne s’applique qu’aux opérations soumises à la TVA française.
Les cas particuliers : êtes-vous vraiment concerné ?
Certains statuts juridiques ou types d’activité soulèvent des questions légitimes. Le simulateur DGFiP distingue plusieurs situations spécifiques. Voici les plus fréquentes en 2026.
Assujetti à la TVA (location meublée de tourisme classée au-delà du seuil) → mêmes obligations que toute entreprise. LMNP en franchise de base → reste concerné pour la réception des factures fournisseurs.
Concernée si elle réalise des opérations soumises à la TVA (locations commerciales). SCI en location nue d’habitation exonérée de TVA → réception obligatoire, pas d’émission imposée.
Y compris en franchise de base. Réception obligatoire dès septembre 2026, émission via PA pour les ventes B2B. Voir notre guide facturation électronique auto-entrepreneur.
Syndics professionnels = soumis. Associations = uniquement si activité économique TVA. Entreprises DOM/COM (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Mayotte) = régime différé spécifique à vérifier sur le simulateur DGFiP.
Cas particulier : auto-entrepreneur à activité photovoltaïque
Un auto-entrepreneur en franchise de base de TVA vendant de l’électricité photovoltaïque est dispensé de l’émission de factures électroniques tant qu’il reste sous le seuil. Il doit cependant pouvoir recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs dès septembre 2026, et passer en émission dès qu’il dépasse les seuils ou opte pour la TVA.
Cas particulier : association à activité économique
Seules les associations exerçant une activité économique soumise à la TVA entrent dans le périmètre d’émission. Une association sportive percevant uniquement cotisations et subventions n’est pas concernée. Une association gérant un bar ou vendant des prestations taxables devra facturer électroniquement ses clients professionnels via une PA agréée DGFiP.
Vos obligations selon la taille de l’entreprise
Depuis la mise à jour du décret, le calendrier ne distingue plus les tailles d’entreprise pour la réception ET l’émission. PE, PME, ETI et grandes entreprises basculent toutes au 1er septembre 2026. Seul le e-reporting paiements diffère légèrement (septembre 2027).
Quelle que soit votre catégorie, vos quatre obligations sont identiques :
- Réception des factures électroniques via une PA — au 1er septembre 2026, sans dérogation.
- Émission e-invoicing — toutes les factures B2B doivent partir en Factur-X, UBL ou CII via une plateforme agréée, au 1er septembre 2026.
- E-reporting transactions — déclaration des opérations B2C et internationales à la DGFiP, au 1er septembre 2026.
- E-reporting paiements — transmission des données de paiement B2C et international, au 1er septembre 2027.
La réforme s’applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, quelle que soit leur taille. La réception entre en vigueur au 1er septembre 2026 ; l’émission progresse selon le calendrier publié par décret.
Direction Générale des Finances Publiques · impots.gouv.fr · simulateur officiel
Calendrier récapitulatif par obligation

Le calendrier de la facturation électronique a été simplifié à la dernière mise à jour du décret. Plus de différenciation par taille pour l’émission ni la réception : tout le monde démarre au 1er septembre 2026.
Toutes entreprises assujetties TVA. Aucune exception. Vous devez avoir choisi votre PA et tester la réception au plus tard 2 semaines avant la bascule.
Toutes entreprises assujetties TVA, toutes tailles. Format imposé : Factur-X, UBL ou CII. Plus de différenciation grandes / PME / TPE depuis la révision du décret.
Déclaration à la DGFiP des opérations B2C et internationales (ventes hors UE, prestations à l’export). Transmission via la PA qui agrège et formate.
Transmission des données de paiement B2C et international. Décalé d’un an pour laisser le temps aux PA d’industrialiser la collecte côté banque et terminaux.
Sanctions et risques en cas de non-conformité
Pour un restaurant qui traite 150 tickets par jour ou un e-commerce avec 400 commandes mensuelles, l’addition grimpe vite. La mise en conformité n’est pas optionnelle — c’est un calcul économique simple. À 15 € par facture, le plafond annuel est atteint en moins d’une semaine d’activité courante. Et les sanctions s’appliquent dès le premier jour de l’obligation, sans tolérance pédagogique annoncée à ce stade.
3 plateformes agréées pour se mettre en conformité
Ces PA gèrent l’émission, la réception, le e-reporting et la transmission au PPF de manière automatisée. Elles figurent en tête de notre classement FE-Score 2026, établi sur les 151 plateformes analysées.
Passer à l’action
Pour un panorama complet, consultez notre top 10 des plateformes agréées ou utilisez le comparateur filtrable par taille, secteur et budget.
Comment se préparer concrètement
Vous savez maintenant si vous êtes concerné. Reste à passer à l’action. La migration vers la facturation électronique se décompose en trois étapes, quelle que soit la taille de votre structure.
Étape 1 — Vérifier vos obligations précises
Utilisez le simulateur DGFiP ou notre quiz CFE pour confirmer votre périmètre exact. Identifiez si vous avez des transactions B2C ou internationales nécessitant le e-reporting. Les entreprises multi-activités (B2B + B2C, France + export) ont des obligations cumulées qu’il vaut mieux cartographier dès maintenant — chaque flux pouvant exiger un paramétrage distinct dans la PA.
Étape 2 — Choisir votre plateforme agréée
Sur les 151 PA immatriculées, une vingtaine ciblent spécifiquement les TPE et indépendants, une trentaine les PME, le reste les ETI et grandes entreprises. Notre comparateur filtre par taille, secteur et budget. Le quiz personnalisé va plus loin en croisant votre profil avec notre base de données pour proposer 3 PA adaptées. Voir aussi notre guide complet pour choisir votre plateforme agréée.
Étape 3 — Lancer la migration
Comptez 2 semaines pour un indépendant utilisant une solution clé en main comme Indy ou Tiime↗. Pour une PME avec un ERP existant, la migration prend 4 à 8 semaines — intégration, tests, formation des équipes. Notre checklist de conformité détaille chaque sous-étape pour ne rien oublier.
Vérifiez votre situation et trouvez votre PA
2 minutes pour confirmer vos obligations et identifier les 3 plateformes les mieux adaptées à votre activité, votre volume et votre stack outils.
Lancer le diagnostic →FAQ : suis-je concerné par la facturation électronique ?
Les auto-entrepreneurs sont-ils concernés par la facturation électronique ?
Oui. Tous les auto-entrepreneurs assujettis à la TVA, y compris ceux en franchise de base, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques dès septembre 2026. L’obligation d’émission s’applique également à cette date pour les ventes B2B. Consultez notre page dédiée : facturation électronique auto-entrepreneur.
Mon entreprise est en franchise de base TVA, suis-je concerné ?
Oui. Même en franchise de base, vous devez recevoir et émettre des factures électroniques via une PA. Seul le e-reporting peut différer selon votre activité (présence ou non de B2C, d’international). Le simulateur DGFiP précise les obligations exactes pour votre situation.
Je suis loueur en meublé (LMNP / LMP), suis-je concerné ?
Oui, si vous êtes assujetti à la TVA (location meublée de tourisme classée au-delà du seuil). Les LMNP en franchise de base doivent au minimum recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs (artisans, agences, plateformes). Consultez le simulateur DGFiP pour votre cas précis.
Quand dois-je commencer à me préparer ?
Maintenant. La migration prend 2 à 8 semaines selon la taille de votre entreprise. Avec 151 PA agréées sur le marché, le choix demande du temps. Les entreprises qui anticipent bénéficient de meilleurs tarifs et d’un accompagnement plus disponible. Notre quiz vous oriente en 2 min.
Quelles sanctions si je ne suis pas prêt en septembre 2026 ?
15 € par facture non conforme, plafonnée à 15 000 €/an (décret n°2022-1299). Les sanctions s’appliquent dès le premier jour de l’obligation. Pour un détail complet, consultez notre page sanctions facturation électronique.
Et si je n’ai aucune facture B2B, juste du B2C ?
Vous restez concerné par la réception (vos fournisseurs vont vous envoyer des factures électroniques) et par le e-reporting (déclaration des opérations B2C à la DGFiP). Vous n’aurez pas à émettre de factures électroniques structurées tant que vous ne facturez pas un client professionnel.
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