Vingt plateformes agréées n’ont pas terminé
leurs tests d’interopérabilité de facturation électronique
Sur les 166 plateformes agréées (PA) que compte le registre de la DGFiP au 21 août 2026, vingt sont encore en attente de validation de leurs tests d’interopérabilité, l’étape technique qui leur reste à franchir. Voici ce que ce statut signifie concrètement si vous avez choisi l’une d’entre elles, et comment vérifier où en est la vôtre.
Comment aborder le sujet ?
Que signifie « en attente de tests d’interopérabilité »

Le registre des plateformes agréées publié par la DGFiP distingue plusieurs statuts. Au 21 août 2026, il recense 166 plateformes agréées actives : 146 sont immatriculées provisoirement, le statut le plus avancé à ce jour puisqu’aucun agrément définitif n’a encore été délivré par l’administration, et 20 sont encore en attente de tests d’interopérabilité. Deux autres, @GP et NewBlack, ont été retirées du registre et ne sont donc plus concernées par ce comparatif.
L’immatriculation provisoire correspond à une vérification administrative et juridique du prestataire par la DGFiP. Les tests d’interopérabilité sont une étape distincte, purement technique : ils vérifient que la plateforme est capable d’échanger effectivement des factures électroniques avec les autres plateformes du circuit, au format attendu et selon les règles fixées par l’administration. Une plateforme peut donc être immatriculée sans avoir terminé cette validation technique, c’est précisément le cas des 20 plateformes concernées ici. Le guide complet de la facturation électronique 2026 détaille l’ensemble du parcours d’agrément, de la candidature à l’immatriculation.
Les 20 plateformes concernées
Les dix dernières entrées au registre, datées du 13 août 2026, illustrent bien ce mouvement : toutes sont inscrites avec le statut « en attente de tests d’interopérabilité ». Il s’agit de Basikon, BE FRESH, CENSE, EAGLESSOFT, FACTUREAPP, Insiders Technologies, LUNDI MATIN, MY-EDDY, Taxilla Europe et ZEFYR.
- Basikon
- BE FRESH
- CENSE
- EAGLESSOFT
- FACTUREAPP
- Insiders Technologies
- LUNDI MATIN
- MY-EDDY
- Taxilla Europe
- ZEFYR
Ces dix arrivées s’ajoutent à dix autres plateformes déjà dans cette situation avant le 13 août, pour un total de 20 plateformes agréées en attente de validation sur les 166 actives. Ce mouvement n’est pas isolé : la liste des plateformes s’était déjà élargie en juin avec six nouvelles entrées au registre, preuve que l’écosystème continue de s’étoffer à quelques semaines de l’échéance du 1er septembre.
Une immatriculation, pas une exclusion
Il est important de le rappeler : une plateforme « en attente de tests d’interopérabilité » reste une plateforme agréée à part entière, inscrite officiellement au registre de la DGFiP. Ce n’est ni une liste noire, ni un signal d’alerte sur la fiabilité du prestataire. C’est une étape normale du parcours que traverse chaque plateforme avant de pouvoir échanger pleinement avec l’ensemble de l’écosystème.
Le registre des plateformes agréées distingue le statut d’immatriculation, qui atteste de la conformité administrative et juridique du prestataire, de la validation des tests d’interopérabilité, qui atteste de sa capacité technique à échanger des factures avec les autres acteurs du circuit.
DGFiP · Registre des plateformes agréées, impots.gouv.fr
D’ailleurs, aucune plateforme, quel que soit son statut, ne dispose à ce jour d’un agrément définitif : l’administration continue d’appeler « agréées » les plateformes immatriculées provisoirement, le terme technique exact du registre étant « immatriculation ». Le statut « en attente d’interopérabilité » se situe donc juste en amont de cette immatriculation provisoire, pas en dehors du dispositif.
Comment vérifier votre plateforme

Si vous avez déjà choisi une plateforme, ou si vous en évaluez une, trois vérifications simples permettent de connaître son statut exact.
- Consulter le registre officiel publié par la DGFiP sur impots.gouv.fr, mis à jour régulièrement
- Utiliser l’outil de vérification en ligne du site, qui recherche par nom ou SIREN parmi les 166 plateformes actives
- Demander directement au prestataire une confirmation écrite de son statut d’immatriculation et une date prévisionnelle pour la validation de l’interopérabilité
Pour une vue d’ensemble de l’écosystème, notre état complet des 166 plateformes agréées en 2026 recense chaque prestataire avec son statut à jour, ses tarifs et ses fonctionnalités.
Ce qui change avant le 1er septembre
Le calendrier réglementaire ne dépend pas du statut d’interopérabilité de votre plateforme. Le 1er septembre 2026 marque l’entrée en vigueur de l’obligation de réception des factures électroniques pour toutes les entreprises, ainsi que de l’obligation d’émission pour les grandes entreprises et les ETI. Les PME, TPE et micro-entreprises auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour l’émission.
Le non-respect de ces obligations expose à des sanctions dont le détail est publié par l’administration : jusqu’à 50 € par facture non conforme, plafonnés à 15 000 euros par an et par entreprise, selon les modalités précisées sur impots.gouv.fr. Ces sanctions concernent le non-respect de l’obligation elle-même, pas le statut administratif du prestataire choisi.
Si votre plateforme fait partie des 20 en attente, cela ne vous empêche pas de vous préparer dès maintenant : import de vos données comptables, formation des équipes, tests des premiers envois. Certaines plateformes ont déjà terminé cette étape technique et sont pleinement opérationnelles pour échanger des factures, ce qui peut être un critère utile si vous devez choisir rapidement.
Si le délai n’est pas tenu
Rien n’indique aujourd’hui qu’une des 20 plateformes en attente ne validera pas ses tests d’interopérabilité avant le 1er septembre. Il reste toutefois prudent d’anticiper. Le calendrier reste identique pour toutes les entreprises, quelle que soit la plateforme choisie.
Ce type de situation n’est pas propre à la facturation électronique en France. Les entreprises en cours de création, comme une SARL en 2026, doivent par exemple intégrer cette contrainte dès le choix de leur premier outil de facturation, pour éviter d’avoir à changer de plateforme en cours de route. Pour une vision complète des échéances et de vos obligations selon votre profil, consultez le guide complet de la facturation électronique 2026 ou le comparatif des plateformes agréées les mieux notées.
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Lancer le diagnostic →FAQ : plateformes agréées et interopérabilité
Que signifie « en attente de tests d’interopérabilité » pour une plateforme agréée ?
Cela signifie que la plateforme a déjà été immatriculée par la DGFiP (vérification administrative et juridique) mais n’a pas encore validé l’étape technique qui lui permet d’échanger effectivement des factures avec les autres plateformes via le circuit interopérable. Ce n’est pas un rejet ni une irrégularité, c’est une étape du parcours d’agrément qui n’est pas terminée.
Une entreprise peut-elle choisir une plateforme encore en attente de ces tests ?
Oui, rien ne l’interdit : la plateforme figure bien au registre officiel de la DGFiP. Il est cependant conseillé de demander au prestataire une date prévisionnelle de validation de l’interopérabilité et de vérifier que cela n’impacte pas votre propre calendrier de conformité avant le 1er septembre 2026.
Quelles sont les 20 plateformes concernées au 21 août 2026 ?
Les dix dernières entrées au registre, datées du 13 août 2026, sont toutes en attente de tests d’interopérabilité : Basikon, BE FRESH, CENSE, EAGLESSOFT, FACTUREAPP, Insiders Technologies, LUNDI MATIN, MY-EDDY, Taxilla Europe et ZEFYR. Elles s’ajoutent à dix autres plateformes déjà dans cette situation, pour un total de 20 sur les 166 plateformes agréées actives.
Comment vérifier le statut réel de ma plateforme agréée ?
Trois moyens : consulter le registre officiel publié par la DGFiP sur impots.gouv.fr, utiliser l’outil de vérification en ligne du site (recherche par nom ou SIREN), ou demander directement au prestataire une confirmation écrite de son statut d’immatriculation et l’avancement de ses tests d’interopérabilité.
Que se passe-t-il si l’interopérabilité n’est pas validée avant le 1er septembre 2026 ?
L’obligation de réception s’applique à toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026, quel que soit le statut de la plateforme choisie. Si votre prestataire n’a pas terminé ses tests à cette date, contactez-le pour connaître son plan de bascule ou envisagez une plateforme dont l’interopérabilité est déjà validée, le temps que la vôtre finalise cette étape.
Combien de plateformes sont agréées en France en 2026 ?
166 plateformes agréées sont actives au 21 août 2026 : 146 immatriculées provisoirement (le statut le plus avancé à ce jour, aucun agrément définitif n’a encore été délivré) et 20 en attente de tests d’interopérabilité. Deux plateformes ont par ailleurs été retirées du registre : @GP et NewBlack.
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