Combien de temps faut-il
archiver ses factures électroniques en 2026 ?
Durée de conservation, valeur probante, intégrité et lisibilité dans le temps : l’archivage électronique légal des factures devient un sujet incontournable avec la réforme 2026. Voici ce que la loi exige réellement et comment s’y conformer sans effort.
Comment aborder le sujet ?
Combien de temps faut-il conserver une facture électronique ?

La question de la durée revient sans cesse parce que deux délais coexistent. Le Code de commerce impose de conserver les documents comptables, dont les factures, pendant 10 ans à compter de la clôture de l’exercice. De son côté, le délai fiscal de reprise de l’administration porte généralement sur 6 ans pour les pièces justificatives. La règle de prudence est simple : on retient toujours la durée la plus longue, soit 10 ans, pour toute facture émise ou reçue.
Cette obligation existait déjà avant la réforme. Ce qui change en 2026, c’est le volume de factures nativement électroniques : avec la généralisation de la facturation électronique, chaque entreprise va recevoir et émettre des fichiers structurés qu’il faudra conserver dans les règles. Le guide complet de la facturation électronique 2026 replace l’archivage dans le calendrier global de la réforme.
Factures émises et factures reçues : même règle
L’obligation de conservation de 10 ans s’applique aux deux flux. Côté émission, vous conservez la facture que vous avez envoyée. Côté réception, vous conservez la facture entrante dans son format d’origine. C’est un point souvent négligé : les entreprises pensent surtout à archiver ce qu’elles émettent et oublient les factures fournisseurs, indispensables pour justifier la déduction de la TVA.
La valeur probante : intégrité, lisibilité et horodatage
Conserver une facture ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir prouver qu’elle est restée fidèle à l’original. C’est ce que recouvre la notion d’archivage à valeur probante, qui repose sur trois piliers.
Le premier est l’intégrité : le document conservé doit être strictement identique à celui émis ou reçu, sans aucune modification possible. Le deuxième est la lisibilité durable : la facture doit rester consultable pendant les 10 ans, malgré l’évolution des logiciels et des formats. Le troisième est l’horodatage : la date de dépôt dans le système d’archivage doit être certaine et opposable.
L’authenticité de l’origine, l’intégrité du contenu et la lisibilité de la facture doivent être assurées à compter de son émission et jusqu’à la fin de sa période de conservation.
Code général des impôts · article 289 VII · Légifrance
Le format de conservation compte
Une facture électronique structurée doit être archivée dans son format natif (Factur-X, UBL ou CII), et non simplement imprimée en PDF. Le format structuré contient les données exploitables par l’administration. Pour comprendre les différences entre ces formats, notre dossier dédié sur le choix du format de facture électronique détaille les usages de chacun.
Les solutions d’archivage électronique conformes
Deux voies permettent de respecter l’obligation d’archivage électronique légal.
Une plateforme agréée par la DGFiP archive automatiquement les factures émises et reçues à valeur probante. Solution la plus simple pour les TPE et PME.
Système d’archivage électronique certifié, indépendant de la facturation. Adapté aux entreprises ayant déjà une politique d’archivage globale.
Disque dur, cloud grand public ou dossier partagé : aucune garantie d’intégrité ni d’horodatage. À ne pas confondre avec un archivage légal.
Imprimer une facture électronique structurée fait perdre les données exploitables. Le format natif doit être conservé tel quel.
Pour la plupart des entreprises, la voie la plus efficace est la plateforme agréée : l’archivage probant y est intégré, sans démarche supplémentaire. Les structures qui cherchent à limiter leurs coûts peuvent comparer les offres de notre dossier facturation électronique gratuite, plusieurs solutions incluant l’archivage sans surcoût.
Risques en cas d’archivage non conforme

Sous-estimer l’archivage expose à des conséquences concrètes lors d’un contrôle fiscal. Une facture absente ou non probante peut être écartée comme moyen de preuve. Les effets sont directs.
- Rejet de la déduction de TVA : sans facture fournisseur conservée et probante, la TVA déduite peut être remise en cause.
- Réintégration de charges : une dépense non justifiée par une facture conforme peut être réintégrée au résultat imposable.
- Amendes : le défaut de conservation des documents comptables est sanctionnable par l’administration.
- Fragilité en cas de litige commercial : une facture sans valeur probante est difficile à opposer à un client de mauvaise foi.
Les enjeux montent avec la taille de l’entreprise et le volume de transactions. Les structures importantes trouveront des repères dans notre guide sur la facturation électronique des ETI et grandes entreprises, tandis que les plus petites structures peuvent consulter notre dossier facturation électronique des TPE.
Top 3 des plateformes agréées avec archivage probant
Voici trois plateformes agréées qui intègrent un archivage électronique à valeur probante, sélectionnées pour la fiabilité de leur conservation et leur rapport qualité-prix.
Cette sélection n’est pas exhaustive. Les grands comptes ayant des besoins d’archivage transnationaux croisent parfois des acteurs spécialisés comme VOXEL (Amadeus) dans leurs flux. Notre comparateur recense l’ensemble des plateformes agréées avec leurs fonctionnalités d’archivage.
Mettre en place un archivage conforme : la marche à suivre
La mise en conformité de l’archivage se fait en parallèle du choix de la solution de facturation. Voici les étapes clés.
- Choisir une plateforme agréée intégrant l’archivage probant, ou un coffre-fort numérique conforme.
- Vérifier la durée garantie : l’archivage doit couvrir au moins 10 ans.
- Couvrir les deux flux : factures émises et factures reçues.
- Conserver le format natif : Factur-X, UBL ou CII, jamais une simple impression.
- Documenter votre dispositif : savoir, en cas de contrôle, où et comment vos factures sont archivées.
Une fois ce dispositif en place, l’archivage devient invisible au quotidien : la plateforme s’en charge automatiquement. C’est précisément l’intérêt de la réforme : la conformité, longtemps source de paperasse, devient un service intégré. Le guide de la facturation électronique 2026 détaille comment articuler archivage, émission et e-reporting dans un dispositif cohérent.
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2 minutes pour identifier les 3 plateformes les mieux adaptées à votre activité, intégrant l’archivage légal de vos factures sur 10 ans.
Lancer le diagnostic →FAQ : archivage électronique légal des factures
Combien de temps faut-il conserver une facture électronique ?
Une facture doit être conservée au minimum 10 ans à compter de la clôture de l’exercice comptable, au titre du Code de commerce. Le délai fiscal de reprise impose lui une conservation d’au moins 6 ans. En pratique, on retient la durée la plus longue, soit 10 ans, pour toute facture électronique émise ou reçue.
Qu’est-ce que la valeur probante d’un archivage électronique ?
Un archivage à valeur probante garantit que la facture conservée est restée identique à l’originale pendant toute la durée de conservation. Il repose sur trois piliers : l’intégrité du document, sa lisibilité dans le temps et l’horodatage de son dépôt. Sans ces garanties, la facture peut être contestée lors d’un contrôle fiscal.
L’archivage est-il inclus dans une plateforme agréée ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Une plateforme agréée immatriculée par la DGFiP intègre un archivage à valeur probante des factures électroniques émises et reçues, généralement sans surcoût ou pour un tarif modeste. C’est l’un des avantages majeurs par rapport à un classement manuel de fichiers PDF.
Peut-on archiver soi-même ses factures électroniques sur un disque dur ?
Un simple stockage sur disque dur ou dans le cloud grand public ne suffit pas. Il ne garantit ni l’intégrité, ni l’horodatage, ni la lisibilité durable exigés par l’administration. Un archivage légal doit s’appuyer sur un système conforme, soit via la plateforme agréée, soit via un coffre-fort numérique respectant la norme NF Z42-013.
Que risque une entreprise qui ne conserve pas ses factures 10 ans ?
L’absence de facture lors d’un contrôle fiscal expose à un rejet de la déduction de TVA, à la remise en cause de charges et à des amendes. Une facture non probante peut être écartée comme moyen de preuve. La conservation conforme sur 10 ans protège donc directement les droits de l’entreprise.
Faut-il archiver les factures reçues comme les factures émises ?
Oui. L’obligation de conservation de 10 ans s’applique aux factures émises et aux factures reçues. Côté réception, la facture électronique entrante doit être archivée dans son format d’origine. Une plateforme agréée prend en charge l’archivage des deux flux de manière automatique.
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